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HARMONIE  ÉQUILIBRE ∙ BIEN-ÊTRE  VITALITÉ
RETROUVER VOTRE BIEN-ÊTRE, CHANGER VOTRE VIE, DÉBLOQUER VOTRE SITUATION MAINTENANT.

HARMONIE PHYSIQUE ET MENTALE

HARMONIE PHYSIQUE ET MENTALE

Le mot harmonie se trouve déjà dans la première syllabe du mot Sophrologie dont la racine grecque est, rappelons-le, sos. Et dans notre propos, nous utiliserons ce mot harmonie dans le sens à la fois d’équilibration et d’apaisement intérieur (ces deux sens n’étant pas, pour nous, antinomiques). 
L’harmonie physique et mentale, c’est se sentir en accord avec soi, avec la vie qui est en soi, avec sa vie psychique, avec son corps, sa forme, sa peau, ses organes, ses cellules (le "bonheur vital" dont parle Caycedo, et dont je souligne l’adjectif vital), et se sentir aussi en accord avec la vie autour de soi, avec l’univers et ce dans la paix, avec ce sentiment fait à la fois de sérénité et de volupté., et dans une clarté intérieure.

L’harmonie physique et mentale, c’est se sentir en accord avec soi, avec la vie qui est en soi, avec sa vie psychique, avec son corps, sa forme, sa peau, ses organes, ses cellules (le "bonheur vital" dont parle Caycedo, et dont je souligne l’adjectif vital), et se sentir aussi en accord avec la vie autour de soi, avec l’univers et ce dans la paix, avec ce sentiment fait à la fois de sérénité et de volupté., et dans une clarté intérieure.

L’harmonie physique est l’harmonie dans son intériorité corporelle et l’harmonie dans son enveloppe corporelle, donc dans tout son Moi Corporel : 

corps 
  è      schéma corporel   è     corporalité      è    MOI CORPOREL 

L’harmonie mentale, c’est l’apaisement de l’esprit, l’accalmie des flux mentaux, l’équilibration des fonctions mentales permettant le ressourcement en restant dans une présence à soi et une présence au monde débarrassées de tout encombrement négatif : 

esprit    
è       image de soi estime de soi   è présence à soi    è     MOI PRESENTIEL

Etre en harmonie physique et mentale, c’est "se sentir être soi-même dans une unité esprit-corps. Chez le Sophrologue, dans sa formation d’être et sa formation d’être-au-monde, l’harmonie entre son corps et son esprit, c’est-à-dire l’harmonie entre soi et soi, va automatiquement entraîner le sentiment d’être en harmonie avec ses sophronisants et l’envie de la leur communiquer. Se sentir en harmonie avec les autres favorise donc une capacité que l’on pourrait appeler la capacité au don. Nous sommes ainsi pleins de positif , pleins d’amour et pleins de disposition à le partager, c’est-à-dire à en donner et à en recevoir "
(P. GUIRCHOUN, extrait d’un cours de Deuxième Année de la Formation de Sophrologues). 

L’harmonie physique et mentale s’effectue grâce à une intentionnalité orientée vers le corps et ce qui s’y vit de positif (jusqu’au niveau moléculaire) et orientée vers l’esprit et ce qui s’y pense de positif permettant une "intégration dynamique de l’être" (A. CAYCEDO). Et si l’harmonie s’instaure ou se réinstaure dans l’esprit et dans le corps, ce n’est nullement à cause d’une quelconque action magique ou placebo de tel ou tel exercice sophrologique, mais tout simplement à cause de la rééquilibration homéostatique (équilibre intérieur) du sophronisant lui-même qui réaménage sa manière d’être.


Source : Symposium international de Sophrologie Caycedienne 12/2010 Barcelone

confiance LA CONFIANCE EN SOI  


" Qu’est-ce que la confiance en soi ?

C’est un SENTIMENT.

C’est le sentiment d’avoir une valeur à ses yeux et aux yeux des autres. Elle est donc liée au SENTIMENT D’EXISTER et au  SENTIMENT DE CAPACITÉ (se sentir être capable de réaliser les choses, même si elles sont nouvelles, encore inconnues). 

La confiance en soi est à la BASE DE TOUTE RELATION (relation à soi, relation à l’autre, relation aux autres, relation au monde). 

Comme tout sentiment, la confiance en soi n’est pas une donnée acquise une fois pour toutes. C’est un chantier en perpétuelle évolution sur lequel nous devons travailler en permanence. C’est pour cela que dans nos techniques sophrologiques caycédiennes, nous activons toujours ce sentiment avant de terminer notre séance avec nos patients ou avant de terminer notre entraînement personnel. 



Avoir confiance en soi, c’est se sentir pouvoir réaliser des choses avec liberté, sécurité et sérénité dans la conviction d’être digne, grand et responsable.

"Responsable", non pas au sens juridique du terme ni à son sens courant, mais au sens phénoménologique(qui veut dire auteur, acteur, sujet, agent du phénomène, car c’est par une visée intentionnelle et une mise en état contemplatif que nous pouvons être auteur et spectateur de l’apparaître du phénomène, et ce non pas grâce à un pouvoir ou une force occultes intérieurs ou extérieurs, ni grâce à un quelconque procédé magique, ni même grâce à un don parapsychologique ou autre, mais tout bonnement parce que nous possédons une conscience, et une conscience sur laquelle nous pouvons compter, une conscience fiable

pour avoir eu l’occasion lors de nos entraînements sophrologiques de l’avoir découverte puis conquise et qui nous a ainsi transformé en être responsable et confiant). "Responsable", au sens où même si nous ne pouvons rien modifier aux événements qui nous affectent, nous sommes cependant le maître de manière dont nous les accueillons, et dont nous réagissons vis-à-vis d’eux. Autrement dit, nous ne sommes pas responsables des événements eux-mêmes, nous sommes responsables de la manière dont nous acceptons de les vivre. Et c’est une chance de pouvoir choisir la manière de les vivre avec la couleur désirée (le rose ?).


Avoir confiance en soi est un apprentissage de la vie projetée à l’existence ("la vie vaut la peine d’être vécue", "je le mérite", "j’y arriverai", "je suis capable", "je pense que je réussirai" …). Un apprentissage moteur, en dynamique, permettant d’élaborer et de s’engager dans des projets sans crainte de l’échec. Et un apprentissage permettant de se sentir en sécurité, confortable et en bien-être dans les diverses situations de la vie. Un apprentissage pour être proactif à se faire accepter des autres (sans perdre son identité), pouvoir aller vers les autres avec facilité et sans se sentir vulnérable et à la merci de ces autres (sans se sentir happer par ces autres). Le manque de confiance en soi conduit à l’inhibition, au non faire, au non pouvoir faire des choix, au non pouvoir prendre des décisions et freine la croissance et le développement de sa personne ("Je suis nul", "je ne me sens pas à la hauteur", "je suis un incapable", "je manque d’expérience", "de toutes façons, je n’y arriverai jamais", "me connaissant, je vais encore échoué, c’est certain" …


Ne pas confondre confiance en soi avec estime de soi, la première entraînant l’autre et les deux étant nécessaires pour l’accomplissement de soi. 

La confiance en soi  est un SENTIMENT, avons-nous dit


L’estime de soi  est un JUGEMENT

C’est l’appréciation que nous portons sur nous-mêmes. Pour William JAMES, Psychologue et Philosophe américain, Dr en Médecine, tour à tour Professeur de Physiologie, de Philosophie et de Psychologie à l’Université d’Harward, l’estime de soi est « la conscience de la valeur du moi » (in The principles of psychology, 1890).
 Alors que la confiance en soi est le sentiment d’avoir une valeur, l’estime de soi est une évaluation de notre valeur, une appréciation cognitive.  
L’estime de soi c’est s’apprécier, se respecter, s’accepter tel que l’on est avec ses valeurs et avec l’arrière pensée d’en acquérir d’autres, de continuer à progresser sur le chemin existentiel.  
Cette appréciation, cette évaluation, est personnelle : chaque personne évalue ses valeurs, sa grandeur. Ce n’est pas le Sophrologue qui évalue : le Sophrologue ne juge pas les valeurs du sophronisant, il est juste un aide à les faire découvrir et un accompagnant à les faire s’acquérir et se développer. Et pour citer le créateur de la Sophrologie : « Permettre au sophronisant de prendre conscience de sa grandeur, c’est accroître sa raison de vivre »  (A. CAYCEDO, 29 Juin 1989, Les Escaldes, Andorre).
  
Dans la confiance en en soi, la question est : "suis-je CAPABLE ?" 
Dans l’estime de soi, la question est : "suis-je VALABLE ?" .  
Si la réponse est : "oui, je le vaux bien", il y a haute estime de soi. Dans ce cas, l’estime de soi est un jugement positif (qui n’a donc rien à voir avec l’arrogance, la vanité, l’orgueil, le narcissisme, l’égoïsme, l’égocentrisme ou l’individualisme mais qui fait partie intégrante de la valeur existentielle première d’individualité, au sens caycédien). Un jugement positif sans nier ses limites, ses points faibles, ses erreurs, voir ses échecs qui sont reconnus comme tels mais n’entamant en rien le respect et la dignité portés à sa propre personne et à sa valeur.  
En revanche, la mésestime de soi entraîne le retrait, la solitude, la souffrance, les échecs, la violence (contre soi et/ou contre les autres) et l’entrée dans toutes sortes de pathologies. 
Il s’agit donc de  « s’estimer soi-même d’une juste estimation entre la surestime et la mésestime » (V. JANKELEVITCH in Les vertus et l’amour, 1993).

 Mésestime de Soi                   Estime de Soi                   Surestime de soi   
                                                                     ↓                                                               
     Complexe d’infériorité                       FORCE DU MOI                      Complexe de supériorité

Ne pas confondre estime de soi avec image de soi .
L’image de soi est la REPRESENTATION subjective de soi, la "vision" de soi. Pour Paul Ferdinand SCHILDER, neuro-psychiatre autrichien (de Vienne), c’est « la façon dont notre corps apparaît à nousmême ». 
Plus précisément, nous dirions que l’image de soi est la « représentation que l’on se fait de son statut corporel, de son statut psychologique et de son statut socio-relationnel (c’est-à-dire de l’image qui nous est renvoyée par les autres). Elle est, en quelque sorte, notre carte d’identité psychologique et sociale avec notre "photographie" mentale qui atteste de notre nationalité existentielle » (Pierre GUIRCHOUN, 1989). Une carte d’identité subjective – purement personnelle – puisque, nous l’avions précisé, l’image de soi est une représentation interprétée : si l’image que nous avons de nous est celle d’un être inférieur, les autres nous traiteront comme une personne inférieure, de peu d’importance ; si l’image que nous avons de nous est celle d’un être authentique, les autres nous percevrons comme une personne vraie, digne de confiance et d’admiration. 
L’image de soi détermine notre comportement et nos attitudes vis-à-vis des autres : pourquoi nous regardons-nous dans le miroir chez nous avant de nous rendre à un rendez-vous important ou à une soirée mondaine, ou à notre travail ? C’est d’ailleurs pour cela que le miroir s’appelle aussi psyché ! 
Nos actes, nos conduites, notre comportement, nos attitudes sont fonction de l’image que nous avons de nous-mêmes. Et l’image de soi n’est pas toujours identique à elle-même ; elle est modifiée selon son état moral, affectif, thymique … et selon les situations et événements vécus. 
L’image de soi peut être acceptée ou non (et donc à la base de névrose, de complexe d’infériorité …). Elle peut être défaillante ou distordue (et donc à la base de psychose, de dysmorphophobie …). Dans les pathologies de l’image de soi, se trouvent aussi la mégalomanie. C’est à partir d’une image de soi vécue comme insatisfaisante, non acceptable, que tel patient en arrive à développer tel ou tel autre trouble (anorexie mentale, par exemple), voire même en arriver à une véritable addiction, une dépendance à un corps fantasmé (body-building, par exemple). Pour certains, c’est le culte de l’apparence qui constitue l’âme de leur projet existentiel. 
L’on parlera de "conscience voilée" (au sens donné par CAYCEDO) lorsque l’écart (la distance) entre l’image que nous avons de nous (c’est-à-dire tels que nous nous représentons) et l’image idéale que nous aimerions avoir (c’est-à-dire celle que nous souhaiterions) ou celle que nous pensons devoir avoir pour avoir de la valeur, est grand : 


IMAGE DE SOI REPRESENTEE      
←|                   |         IMAGE DE SOI IDÉALISÉE 
            corps perçu                                      é c a r t                           corps fantasmé


En réalité, au départ, en conscience ordinaire, nous ne sommes pas ce que nous croyons être (en conscience pathologique, c’est même une image dévalorisée que certains peuvent avoir d’eux-mêmes). Et le travail sophrologique axiologique caycédien, de par son mouvement herméneutique, nous permet – d’entraînement vivantiel en entraînement vivantiel – de conscientiser ce qu’il nous reste à découvrir de nous-mêmes, de conquérir et transformer notre être pour aboutir à cette primordiale et merveilleuse qualité : l’AUTHENTICITE. 

Apparence personnelle et image sociale :
Ce que je cache aux autres
Ce que je montre les autres
Ce que les autres me renvoient de moi même
Ce qui est caché a moi même



Une image de soi positive participe au renforcement du sentiment d’exister, sachant que « le sentiment d’exister est toujours bâti sur les fondations du regard que nous portons sur nous et de l’interprétation que nous avons du regard que les autres portent sur nous » (P. UIRCHOUN, Cours de Première Année). 



Rappelons aussi que l’image de soi s’intègre dans la construction du schéma corporel . Mais si l’image de soi est changeante selon son état intérieur et selon les conditions environnementales, s’adaptant conjoncturellement sans cesse, le schéma corporel, quant à lui, est relativement stable, constant, quasi permanent chez une même personne (même s’il y a tels ou tels réajustements) et concerne plus précisément le corps (mais pas seulement, ajouterions-nous quand même) dans ses relations avec l’espace, avec le temps, avec le monde intérieur et avec le monde extérieur. Image de soi et schéma corporel, tous les deux en synergie, s’élaborent progressivement d’âge en âge. 

Rappelons que c’est à SCHILDER que nous devons cette appellation de schéma corporel créée en 1923 et dont CAYCEDO en donne une excellente et juste définition : « le schéma corporel est à la fois la représentation que l’on se fait de son corps et le sentiment que l’on a à l’égard de son corps » (A. CAYCEDO, Cours Supérieur de Sophrologie, Domus Medica de Barcelone, 1979). 
Pour Caycedo, la construction du schéma corporel passe donc à la fois par l’image de soi (= représentation) et par l’amour de soi (= sentiment). C’est la raison pour laquelle, le fondateur de la Sophrologie érige comme principe fondamental celui du "schéma corporel comme réalité vécu" dans la pratique de sa méthode. 

Ne pas confondre confiance en soi et conscience de soi. 


La conscience de soi constitue l’ensemble des réalités intrapersonnelles et interpersonnelles dont nous avons la connaissance claire, aussi bien la connaissance cognitive qu’affective, émotionnelle, corporelle, sensorielle, comportementale et sociale. C’est la conscience globale de ce que l’on est. Elle regroupe ainsi les dimensions étudiées ci-dessus, à savoir : l’image de soi, l’estime de soi et la confiance en soi. 

En résumé : 

CONFIANCE EN SOI 
 conscience affective de sa valeur globale                                          ←  SENTIMENT

ESTIME DE SOI
 conscience cognitive de sa valeur globale                                         ← JUGEMENT 

IMAGE DE SOI IMAGE DE SOI
conscience contemplative de sa valeur globale                                  ←  REPRÉSENTATION 

CONSCIENCE DE SOI
   
conscience de sa totalité corps – esprit - valeur                                   ←  TOTALISATION "


Source : Dr Pierre GUIRCHOUN. Symposium international de Sophrologie Caycedienne 12/2010 Barcelone



Découverte de la sophrologie : allô docteurs


À la découverte de la sophrologie


rédigé le 4 août 2009 par La rédaction de Bonjour-docteur (allodocteurs) , mis à jour le 4 août 2009

Entre relaxation occidentale et méditation orientale, la s ophrologie est utilisée pour améliorer la qualité de vie d’un point de vue psychologique et physique. Comment apprendre ainsi à mieux gérer la douleur et lutter contre le stress ? Quels sont les résultats ?

relaxation
Sommaire

Voir le dossier complet
Qu’est-ce que la sophrologie ?
Une méthode utilisée dans de nombreux domaines
La sophrologie en pratique 

En savoir plus


Tambour chamanique


Le tambour est un objet magnifique de guérison pour notre cœur ; il permet l’ouverture de celui-ci qui très souvent est embarrassé de souffrances. Le son et les vibrations pénètrent notre corps, rentrent peu à peu au plus profond de nous, pour nous aider à quitter toutes les blessures qui nous empêchent d’être heureux. Le chant du tambour coupe notre mental, et nous ramène à l’essentiel de notre Etre, ainsi nous pouvons chanter, danser, notre joie est retrouvée. Chaque battement est une offrande à la vie, nous nous relions aux battements de la Terre nous sommes en harmonie avec toute la vie.




LE CADRE :  Il représente la structure de l’Etre.


LA PEAU : Elle symbolise la féminité, elle révèle les émotions.


LA CROIX : Situé à l’arrière du tambour, elle est composée de 8 branches, symbole de deux croix de 4 branches masculines et féminines réunies et mêlées entre elles.

LA MAILLOCHE : Elle amène à notre côté masculin.






Le magnétisme


Le magnétisme est un fluide que tout le monde possède. Il est plus ou moins développé selon les personnes.

Le magnetisme transmet l'énergie, rétablit l'harmonie, l'équilibre du corps, de l'âme et de l'esprit.

Certaines personnes rayonnent peu, d'autres plus.

C'est une transmission d'énergie d'un individu à un autre, quelque soit la distance les séparant. C'est uneméthode naturelle.
Le magnétisme peut se révéler à tout âge et s'amplifier par une pratique permanente.Le magnétisme est un complément efficace de la médecine traditionnelle, cependant il doit être considéré uniquement comme une méthode d'accompagnement dans le cadre d'un suivi médical.
On ne doit en aucun cas arrêter un traitement médical en cours lors d'un suivi par séances de magnétisme.
Le magnétisme permet de guérir ou soulager les bébés et les animaux alors qu'il ne savent pas ce que c'est, ce n'est donc pas du à l'effet placebo.Certaines personnes attribuent les résultats du magnétisme à l'effet placebo, cependant cette théorie se démontre facilement fausse lorsqu'on observe les résultats sur les animaux ou les enfants en bas âge qui eux ne se posent pas de questions.

Les magnétiseurs (ou guérisseurs, rebouteux...) existent depuis très longtemps. Il y a 3500 ans, les prêtres égyptiens pratiquaient l'imposition des mains.
Le rôle du magnétiseur est de soulager et aider à guérir les douleurs et maladies.
Le magnétiseur est une personne de grande sensibilité.
C'est une personne humble, généreuse, réconfortante. Son but est noble, celui d'apporter une aide, une amélioration avec compassion et amour de son prochain.
Le magnétiseur reçoit l'énergie universelle dans laquelle nous vivons et la transmet à tous ceux qui en manquent.
Il ne guérit pas, il donne l'énergie qu'il reçoit.
Ce fluide magnétique fait alors remonter les vibrations vitales déficientes de la personne, calme ou stimule, rétablit l'harmonie entre le corps et l'âme.

Entreprise et sophrologie

GES
GES - Groupe d'Epistémologie de la Sophrologie 

Sophrologie et entreprise  - interview de Luc Audouin, médecin et Sophrologue



Date de l'enregistrement : Juillet 2011
Courant de sophrologie :Sophrologie d'inspiration phénoménologique


Nous sommes......

" c'est dans notre singularité que nous portons la totalité de l'univers en nous, nous situant dans la plus grande reliance qui puisse être établie. ”
Edgar Morin


connaissance

“ le circuit de la connaissance des parties vers celle du tout et de celle du tout vers celle des parties. ” .....parce-qu’une partie se trouve dans le tout qui relève lui même de la partie.



TRAC : le vaincre

trac

Vaincre le trac

Mains moites, gorge sèche, mains qui tremblent, bégaiement, difficultés à s’exprimer …. au moment de  passer un entretien de recrutement, un examen, une compétition sportive, une prise de parole en public, une rencontre amoureuse ou même une réunion entre amis sont pour certains de véritables  sources de grandes d’angoisse.

La cause est souvent liée à un excès d’émotion, à la peur du jugement d’autrui, au stress. 

Le trac n’est pas une maladie et le ressentir est tout fait normal, face à une situation ponctuelle, un événement important. L’essentiel est de le maitriser,  pour qu’il vous aide à donner le meilleur de vous-même. L’origine des craintes par lesquelles le trac s’impose, viennent plus souvent de la manière  dont on aborde l’événement, que de l’événement lui-même.  

Surmonter son TRAC

Penser positif

Au lieu de se représenter dans un scenario catastrophe, imagez votre  recruteur enthousiaste, victorieux a une compétition, un auditoire sous le charme, lisant une question d’examen dont vous avez révisé le sujet la veille. Renforcez votre confiance en vous

Préparez vous et entrainez-vous.

Pour un examen, révisez suffisamment, préparez vous à un entretien, demandez à des proches de jouer le rôle de l’examinateur (pour un examen)  de vous poser des questions (entretien d’embauche). Cherchez à vous mettre à l’épreuve, cela vous permettra de mieux réagir, à ne pas vous laissez dépasser.

Restez calme  et contrôlez votre respiration

Juste avant  votre intervention, ne lisez pas pour une énième fois vos notes, livres….etc. Faites le vide, relaxez-vous

Quelques exercices pour vaincre votre trac

1) Fermez les yeux si vous le désirez, le pouvez. Posez les mains au niveau de la poitrine et du plexus. Inspirez profondément par le nez, retenez 3, 4 secondes votre respiration,  expirez doucement. Le temps d’expiration doit être plus long que le temps d’inspiration, c’est ce qui va vous permettre de contrôler votre trac. Répétez cette exercice plusieurs fois.


2) A la suite de ce premier exercice ou indépendamment,  vous allez fermer les yeux et évoquer par images mentales, un  ou plusieurs souvenirs agréables,. Retrouvez  cette situation rassurante, paisible ou cette impression de  bien-être, de confiance aussi bien dans votre corps, que votre mentale. Refaites cet exercice plusieurs fois sur plusieurs jours, afin qu’il s’intègre plus profondément en vous.

confiance3) Cette fois au lieu d’évoquer un souvenir agréable :
-  Imaginez la situation à venir avec un maximum de détails et s’y représenter calme, confiant en pleine possession de ses moyens.
ou
- Imaginez vous dans l’avenir, après l’épreuve dans un endroit agréable avec une personne positive, à qui vous expliquez le déroulement positif de la situation.


Ces quelques exercices de respiration peuvent vous aider à surmonter votre trac dans une situation ponctuelle. Pour une démarche plus profonde et permettre à chacun d'apprendre à gérer son trac, à le maîtriser et en faire un allié, l’aide d’un sophrologue est indispensable pour acquérir  certaines techniques, qui vous permettront de vous dépasser,



Comme le disait Sarah Bernhardt, connue pour son immense talent mais aussi pour son trac terrible, à un jeune acteur qui déclarait ne jamais avoir le trac : 
« Rassurez-vous, jeune homme, cela vient avec le talent ».

Conscience ou cuisson



conscience
La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite

Ce conte de la grenouille met en évidence les conséquences funestes de l’inconscience du changement, qu’il affecte notre santé, nos relations, l'évolution sociale ou l’environnement.

Conscience ou cuisson, il faut choisir
  • Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
  • Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement            elle est bientôt tiède.
    La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
  • La température continue à grimper.
    L'eau est maintenant chaude.
    C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne
    s'affole pas pour autant.
  • L'eau est cette fois vraiment chaude.
    La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle
    supporte et ne fait rien.
  • La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.
Réalisée par des scientifiques, cette expérience a été tantôt validée, tantôt révoquée. Quelque soit sa réalité, elle nous parle de la conscience latente liée aux habitudes , aux accoutumances. 

Cette expérience montre que (parfois....)  lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. Ce principe fonctionne aussi sur le positif.  Les efforts faits quotidiennement apportent des changements; positifs cette fois, mais parfois trop faible pour être perçus dans l’immédiat. Pourtant bien là et ne pas les observer, certains perdent courage à tort. De la même façon, le fait d’attraper un  gros rhume, une rage de dents..etc...nous rappelle à quel point on se sent bien lorsque on est en bonne santé. On est alors prêt a déplacer des montagnes pour retrouver le bien être et mettre a profit son existence. Chacun peut donc se demander s'il n'est pas entrain de cuir a petit feu, tout en restant optimiste sur la possibilité de rebondir.
  
Donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.  COMMENT......... ?

En sortant d'automatismes par une conscience dévoilée. En découvrant les valeurs fondamentales de l'existence.

La conscience c'est quoi ?

D’après la définition du Larousse, la conscience serait  :
- Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.
- Représentation mentale claire de l'existence, de la réalité de telle ou telle chose : "L'expérience lui a donné une conscience aiguë du danger."
- Psychologie
Fonction de synthèse qui permet à un sujet d'analyser son expérience actuelle en fonction de la structure de sa personnalité et de se projeter dans l'avenir.
Caycedo fondateur de la Sophrologie définit la conscience comme " la force d' intégration de tous les  éléments et structures physiques et psychiques de l’existence"

Conscience et capacités 


Il faut dissocier le contenu de la conscience et ses capacités respectivement individuelles et universelles.

icebergLa conscience est la partie visible de l'iceberg.
Elle prend en charge tout ce qui est, analytique, rationnel et logique. Elle est utiliser au quotidien pour tout ce qui demande, du raisonnement , de la mémoire et de l'action. La conscience est responsable de vos performances ou échecs, de votre bonheur, de votre bien-être ou votre malheur. Traite, filtre l'information quand vous avez besoin d'un raisonnement .
Le mot conscient s’explique par le fait  que vous exécuter un action en étant conscient que vous utilisez votre esprit. " Toute conscience est toujours consciente de quelque chose " Husserl
L'esprit conscient peut toute fois limiter nos actions physiques et mentales par des blocages psychologiques ou de limitations, se situant dans l'inconscient.

L'inconscient est la partie immergée de l'iceberg. 
Il est la partie de notre esprit qui travaille sans que vous vous en aperceviez. L'inconscient enregistre tout  ce que vous voyez, entendez, vivez, sentez, goutter ou touchez. Tous les sentiments, peines,peurs, joies. Garde en mémoires vos apprentissages, vos savoirs, tout ce dont vous êtes conscient ou que vous ne vous souvenez plus.
L'inconscient est neutre , il ne raisonne pas. Il est le disque dur de notre cerveau qui enregistre tout ce qui nous arrive.
Il a aussi un rôle au niveau des fonctions biologiques automatique, comme  par exemple la respiration, les battements du coeur, sans avoir a y penser, conduire en pensant a autre chose.......
Il est aussi le siège, de l'instinct, de la survie et de l'émotion.
Comment fonctionne t il ? Il traite l'information a partir des éléments que vous lui avez fourni, depuis votre naissance, programmé par tout ce que vous vivez dans votre vie, ainsi que les paroles et gestes que vous répétez consciemment au moins pendant au moins 21 jours (programmes acquis). Par répétition il absorbe, sans trier,  toutes les données, bonnes ou mauvaises pour vous, même si elles sont perçues par le conscient , parce que le message est trop faible ou manque d'attention par exemple.
Il se pose pas de question, n'analyse pas, ne fait pas la différence entre le rêve et la réalité,l'imaginaire et le vécu, le présent et le future, l’inconscient est intemporelle.
Il vous refournira ces données quand une situation identique ou se rapprochant se représentera.
La construction tout au long de votre vie, de vos pensées, vos croyances, celles que vous avez acceptées et celles de votre conditionnement familiale, social et culturel façonnent peu a peu votre pensée.
La période de l'enfance est particulièrement importante au développement de l'inconscient. Des croyances négatives, handicapantes voir mes même destructives transmises volontairement ou involontairement sont mémorisées, peuvent devenir des freins au développement de l'adulte.L'accumulation de pensées négatives ou limitatives crées des schémas de pensées  qui dirigent notre vie et dirigent nos comportements physiques et psychiques.

capacités de la conscience
Les capacités de la conscience 
Les capacités de la conscience sont universelles, elles sont contenues dans les mondes latents et sous-jacents* de la conscience.Le professeur Caycedo fondateur de la Sophrologie, a décrit 34 capacités de la conscience phronique.  Se sont des phénomènes de l'émergences, préconscients.  Elles représentes des potentiels qui vont pourvoir s'exprimer par des méthodologies, dont la Sophrologie en est la base, dans un processus de Découverte, Conquête, Transformation. 
Quelques unes....
Le schéma corporel comme réalité vécu, le rythme sommeil réveil, les sensations, la mémoire, la concentration, la futurisation, la réflexion, la volonté, la communication, la pensée......etc
 La liste des capacités n'est pas limitative  et chacun doit trouver à travers son propre vécu existentiel, les capacités porteuses de sens pour lui.

Découverte, Conquête, Transformation


Chaque jour au réveil, nous sortons des mondes latents et sous-jacents*  pour nous élancer dans le monde présent, avec notre consciente après intégration pendant le sommeil de nos acquis de la veille. Chaque soir nous retournons dans le sommeil en enregistrant les nouveaux acquis. Ce mécanisme naturel de la conscience, effectué chaque jour , nous les potentialisons en Sophrologie dans les structures profondes de la conscience, par des techniques spécifiques.

L'action verbale accompagnée de techniques spécifiques inspirée, du yoga, de la méditation Dhyâna, du bouddhisme tibétain, dont les bases sont , le respiration, la corporalité et l'intentionnalité, fixe l'attention du participant, se concentrant sur ce qu'il vit en lui, augmentant en lui sa réceptivité.Aucune suggestion cherchant l'adhésion du participant n'est suggérée, seul doit exister un espace vierge de jugement. Percevoir l'instant présent dans toute sa nouveauté, comme si c'était la première fois, en mettant de coté tous les acquis passés.
La répétition conduit a la transformation de l’être et au dévoilement de la conscience  par 3 étapes :
Découverte, conquête et transformation..

"Si l'individu n'inscrit pas ses attitudes dans l'histoire , il inscrit ses attitudes dans son histoire" (P.Bellurge)


*latent et sous-jacent : Ce qui existe, mais ne se manifeste pas encore, qui est caché

LE MYTHE DE LA CAVERNE (PLATON)

De l'obscurité a la lumière
caverne platon

De l'ignorance a la connaissance


extrait du mythe de la caverne platon
.........après quoi, repris-je, figure-toi, en comparaison avec une situation telle que celle-ci, la condition de notre propre nature sous le rapport de la culture ou de l'inculture. Représente-toi donc des hommes qui vivent dans une sorte de demeure souterraine en forme de caverne, possédant, tout le long de la caverne, une entrée qui s'ouvre largement du côté du jour ; à l' intérieur de cette demeure, ils sont, depuis leur enfance, enchaînés par les jambes et par le cou, en sorte qu'ils restent à la même place, ne voient que ce qui est en avant d'eux, incapables d'autre part, en raison de la chaîne qui tient leur tête, de tourner celle-ci circulairement. Quant à la lumière, elle leur vient d'un feu qui brûle en amère d'eux, vers le haut et loin. Or, entre ce feu et les prisonniers, imagine la montée d'une route, en travers de laquelle il faut te représenter qu'on a élevé un petit mur qui la barre, pareil à la cloison que les montreurs de marionnettes placent devant les hommes qui manœuvrent celles-ci et au-dessus de laquelle ils présentent ces marionnettes aux regards du public. – Je vois ! dit-il. - Alors, le long de ce petit mur, vois des hommes qui portent, dépassant le mur, toutes sortes d'objets fabriqués, des statues, ou encore des animaux cri pierre, en bois, façonnés cri toute sorte de matière ; de ceux qui le longent en les portant, il y en a, vraisemblablement, qui parlent, il y en a qui se taisent. - Tu fais là, dit-il, une étrange description et tes prisonniers sont étranges

lumière
C'est à nous qu'ils sont pareils ! Repartis-je. Peux-tu croire en effet que des hommes dans leur situation, d'abord, aient eu d'eux-mêmes et les uns des autres aucune vision, hormis celle des ombres que le feu fait se projeter sur la paroi de la caverne qui leur fait face ? - Comment en effet l'auraient-ils eue, dit-il, si du moins ils ont été condamnés pour la vie à avoir la tête immobile ? - Et, à l'égard des objets portés le long du mur, leur cas n'est-il pas identique ? - Évidemment. - Et maintenant, s'ils étaient à même de converser entre eux, ne croiras-tu pas qu'en nommant ce qu'ils voient ils penseraient nommer les réalités mêmes ? - Forcément. - Et si, en outre, il y avait dans la prison un écho provenant de la paroi qui leur fait face ? Quand parlerait un de ceux qui passent le long du petit mur, croiras-tu que ces paroles, ils pourront les juger émanant d'ailleurs que l'ombre qui passe le long de la paroi ? - Par Zeus ! dit-il, ce n'est pas moi qui le croirai Dès lors, repris-je, les hommes dont telle est la condition ne tiendraient pour être le vrai, absolument rien d'autre que les ombres projetées par les objets fabriqués. - C'est tout à fait forcé ! dit-il.

Envisage donc, repris-je, ce que serait le fait, pour eux, d'être délivrés de leurs chaînes, d'être guéris de leur déraison, au cas où en vertu de leur nature ces choses leur arriveraient de la façon que voici. Quand l'un de ces hommes aura été délivré et forcé soudainement à se lever, à tourner le cou, à marcher, à regarder du côté de la lumière ; quand, en faisant tout cela, il souffrira ; quand, en raison de ses éblouissements, il sera impuissant à regarder lesdits objets, dont autrefois il voyait les ombres, quel serait, toi, langage qu'autrefois selon toi, son langage si on lui disait que, tandis qu'autrefois c'étaient des billevisées qu'il voyait, c'est maintenant, dans une bien plus grande proximité du réel et tourné vers de plus réelles réalités, qu'il aura dans le regard une plus grande rectitude ? et, non moins naturellement, si, en lui désignant chacun des objets qui passent le long de la crête du mur, on le forçait de répondre aux questions qu'on lui poserait sur ce qu'est chacun d'eux ? Ne penses-tu pas qu'il serait embarrassé ? qu'il estimerait les choses qu'il voyait autrefois plus vraies que celles qu'on lui désigne maintenant ? -Hé oui ! dit-il, beaucoup plus vraies ! - Mais, dis-moi, si on le forçait en outre à porter ses regards du côté de la lumière elle-même, ne penses-tu pas qu'il souffrirait des yeux, que tournant le dos, il fuirait vers ces autres choses qu'il est capable de regarder ? qu'il leur attribuerait une réalité plus certaine qu'à celles qu'on lui désigne ? - Exact ! dit-il. -


Si maintenant on l’arrache de sa caverne malgré lui, et qu’on le traîne, par le sentier rude et escarpé, jusqu’à la clarté du soleil, cette violence n’excitera-t-elle pas ses plaintes et sa colère ? Et lorsqu’il sera parvenu au grand jour, accablé de sa splendeur, pourra-t-il distinguer aucun des objets que nous appelons des êtres réels ?
Il ne le pourra pas d’abord.Ce n’est que peu à peu que ses yeux pourront s’accoutumer à cette région supérieure.Ce qu’il discernera plus facilement, ce sera d’abord les ombres, puis les images des hommes et des autres objets qui se peignent sur la surface des eaux, ensuite les objets eux-mêmes. De là il portera ses regards vers le ciel, dont il soutiendra plus facilement la vue, quand il contemplera pendant la nuit la lune ] et les étoiles, qu’il ne pourrait le faire, pendant que le soleil éclaire l’horizon.
Je le crois.
A la fin il pourra, je pense, non-seulement voir le soleil dans les eaux et partout où son image se réfléchit, mais le contempler en lui-même à sa véritable place.
Certainement.
Après cela, se mettant à raisonner, il en viendra à conclure que c’est le soleil qui fait les saisons et les années, qui gouverne  tout dans le monde visible, et qui est en quelque sorte le principe de tout ce que nos gens voyaient là-bas dans la caverne.Il est évident que c’est par tous ces degrés qu’il arrivera à cette conclusion.
Se rappelant, alors sa première demeure et ce qu’on y appelait sagesse et ses compagnons de captivité, ne se trouvera-t-il pas heureux de son changement et ne plaindra-t-il pas les autres ?
Tout-à-fait.
Et s’il y avait là-bas des honneurs, des éloges, des récompenses publiques établies entre eux pour celui qui observe le mieux les ombres à leur passage, qui se rappelle le mieux en quel ordre elles ont coutume de précéder, de suivre ou de paraître ensemble, et qui par là est le plus habile à deviner leur apparition ; penses-tu que l’homme dont nous parlons fût encore bien jaloux de ces distinctions, et qu’il portât envie à ceux qui sont les plus honorés et les plus puissants dans ce souterrain ? Ou bien ne sera-t-il pas comme le héros d’Homère, et ne préfèrera-t-il pas mille fois n’être qu’un valet de charrue, au service d’un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à sa première illusion et de vivre comme il vivait ?
 Je ne doute pas qu’il ne soit disposé à tout souffrir plutôt que de vivre de la sorte.
Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et qu’il aille s’asseoir à son ancienne place ; dans ce passage subit du grand jour à l’obscurité, ses yeux ne seront-ils pas comme aveuglés ?
Oui vraiment.
Et si tandis que sa vue est encore confuse, et avant que ses yeux se soient remis et  accoutumés à l’obscurité, ce qui demande un temps assez long, il lui faut donner son avis sur ces ombres et entrer en dispute à ce sujet avec ses compagnons qui n’ont pas quitté leurs chaînes, n’apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens ? Ne diront-ils pas que pour être monté là-haut, il a perdu la vue ; que ce n’est pas la peine d’essayer de sortir du lieu où ils sont, et que si quelqu’un s’avise de vouloir les en tirer et les conduire en haut, il faut le saisir et le
tuer, s’il est possible.
Cela est fort probable.
Voilà précisément, cher Glaucon,  l’image de notre condition. L’antre souterrain, c’est ce monde visible : le feu qui l’éclaire, c’est la lumière du soleil : ce captif qui monte à la région supérieure et la contemple, c’est l’âme qui s’élève dans l’espace intelligible.
Voilà du moins quelle est ma pensée, puisque tu veux la savoir : Dieu sait si elle est vraie.Quant à moi, la chose me paraît telle que je vais dire. Aux dernières limites du monde intellectuel, est l’idée  du bien qu’on aperçoit avec peine, mais qu’on ne peut apercevoir sans conclure qu’elle est la cause de tout ce qu’il y a de beau et de bon ; que dans le monde visible, elle produit la lumière et l’astre de qui elle vient directement ; que dans le monde invisible, c’est elle qui produit directement la vérité et l’intelligence ; qu’il faut enfin avoir les yeux sur cette idée pour se conduire avec sagesse dans la vie privée ou publique.